Vous montrerez que les formes de solidarité ont évolué

 Le sujet France métropolitaine 2018  est suivi d’une proposition de plan

Le Raisonnement s’appuyant sur un Dossier Documentaire

À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que les formes de solidarité ont évolué.

DOCUMENT 1
Il y a dans chacune de nos consciences, avons-nous dit, deux consciences : l’une, qui nous est commune avec notre groupe tout entier, qui, par conséquent, n’est pas nous-même, mais la société vivant et agissant en nous ; l’autre qui ne représente au contraire que nous dans ce que nous avons de personnel et de distinct, dans ce qui fait de nous un individu. La solidarité qui dérive des ressemblances est à son maximum quand la conscience collective recouvre exactement notre conscience totale et coïncide de tous points avec elle : mais, à ce moment, notre individualité est nulle. […] Dans les sociétés où cette solidarité est très développée, l’individu ne s’appartient pas […] ; c’est littéralement une chose dont dispose la société. Aussi, dans ces mêmes types sociaux, les droits personnels ne sont-ils pas encore distingués des droits réels. Il en est tout autrement de la solidarité que produit la division du travail. Tandis que la précédente implique que les individus se ressemblent, celle-ci suppose qu’ils diffèrent les uns des autres. La première n’est possible que dans la mesure où la personnalité individuelle est absorbée dans la personnalité collective ; la seconde n’est possible que si chacun a une sphère d’action qui lui est propre, par conséquent une personnalité. Il faut donc que la conscience collective laisse découverte une partie de la conscience individuelle, pour que s’y établissent ces fonctions spéciales qu’elle ne peut pas réglementer ; et plus cette région est étendue, plus est forte la cohésion qui résulte de cette solidarité.

Source : De la division du travail social, Émile DURKHEIM, 1893.

DOCUMENT 2


Champ : personnes de 16 ans ou plus habitant en France métropolitaine.

DOCUMENT 3
Depuis une vingtaine d’années, des groupes de supporters « ultras* » s’engagent dans le soutien aux clubs de football français. […] Au-delà de la sociabilité qu’ils procurent, les groupes ultras ont une action socialisatrice. Au contact des plus anciens, les nouveaux apprennent et intériorisent les manières de faire et de penser de ce milieu. Les membres sont amenés à respecter des règles, à participer à des actions collectives, à s’investir dans la durée. Ainsi, le groupe modèle, dans une large mesure, les comportements individuels. La forte valorisation de la cohésion interne s’accompagne d’une certaine fermeture visà-vis de l’extérieur : l’unité du groupe s’établit par opposition aux […] autres groupes ou aux dirigeants du football. La distance critique envers le groupe et le rôle d’ultra, variable d’un individu à l’autre, n’est globalement pas très élevée. Beaucoup suivent scrupuleusement les préceptes du groupe et du mouvement : ils sont tellement intériorisés et partagés qu’ils deviennent évidents et ne sont pas remis en cause. […] Chacun occupe une place particulière dans le groupe et est connu en fonction de caractéristiques personnelles. Le groupe (par l’intermédiaire des meneurs qui disposent souvent d’un fort ascendant sur leurs troupes) fait pression sur ses membres pour qu’ils participent aux déplacements et à la préparation des différentes activités. […] Les groupes ultras ont cette particularité de promouvoir un fort esprit de groupe et un conformisme interne tout en permettant des parcours individualisés en leur sein.

Source : « Les groupes de supporters ultras », Nicolas HOURCADE, In Agora débats/jeunesses, 2004.

* Les « ultras » forment un groupe spécifique au sein des supporteurs assistant aux compétitions sportives. Leur but est de soutenir l’équipe ou le sportif auquel ils s’identifient.

 

Proposition de plan

Face à la crise des migrants, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer le manque de solidarité des citoyens européens. La solidarité c’est en quelque sorte le lien moral qui unit les membres d’une société et qui induit des pratiques multiples d’échange. Or les transformations de nos sociétés modernes liées à la Révolution Industrielle, ont métamorphosé les formes de solidarité. Emile Durkheim (1858-1917), que l’on peut considérer comme père fondateur de la sociologie, distingue la solidarité mécanique des sociétés traditionnelles et la solidarité organique des sociétés modernes. En partant de son analyse, nous montrerons que les formes de solidarité ont évolué. Nous reviendrons dans un premier temps sur les formes de solidarité mécanique, puis nous montrerons que la division du travail social est à l’origine de l’évolution vers la solidarité organique. Enfin, nous verrons que dans les sociétés actuelles à solidarité organique, la solidarité mécanique n’a pas disparu.

I. La solidarité mécanique dans les sociétés traditionnelles

    A. Des caractéristiques spécifiques …

Des groupes restreint, une conscience collective forte, une similitude des individus et de leurs fonctions. Les relations sont guidées par la tradition, les valeurs et les croyances partagées et il y a donc une faible autonomie de l’individu. On fera référence aux extraits du document 1   

    B. … à l’origine de pratiques d’échange communautaire

  Une sociabilité forte entre les membres du groupe à la recherche de la sécurité et la protection.

Une justice répressive pour condamner ceux qui s’écartent de la conscience collective

Transition: mais face à l’accroissement de la densité matérielle, qui transforme les sociétés, une nouvelle forme de solidarité va émerger

II. La solidarité organique dans les sociétés modernes

    A. La division du travail social à l’origine de la solidarité organique …

Dans une société qui a connu le progrès technique, on constate une forte division des tâches et une spécialisation fonctionnelle. la société se caractérise par une autonomie dans les relations, des valeurs et des croyances distinctes. De plus coexiste au sein de la société une
pluralité de liens sociaux. Référence aux extraits du document 1   

    B. … transforme les pratiques d’échange

Des liens directs choisis par des individus autonomes et un système de solidarité organisé par un État providence, et une gestion de la protection sociale au niveau de la société

Un droit restitutif qui veille à réparer et organiser et non pas seulement à sanctionner

III. Pour autant une solidarité mécanique qui persiste

A. Une solidarité familiale d’entraide

Les données statistiques du document 2 illustrent une solidarité entre les membres d’une même famille qui fait référence à une forme de solidarité mécanique.

  B. L’existence de communautés à forte conscience collective …

 Il existe encore de nombreuses communautés basées sur la coutume locale, l’appartenance ethnique, la pratique religieuse, une idéologie marquée

Référence aux extraits du document 3  

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *