Evolution de la répartition de la valeur ajoutée entre 1949 et 2012

Étude de document (correction ci-dessous)

graphiqueinsee_partageva1949a2012

Après avoir présenté le document, vous analyserez l’évolution de la répartition de la valeur ajoutée en France

 

 

 

 

 

Correction

    Cette série chronologique qui se situe entre 1949 et 2012, en France, et qui a été réalisée grâce aux données de l’INSEE, nous permet de repérer l’évolution de la répartition de la valeur ajoutée. Le partage de la richesse créée, se fait entre les salariés qui obtiennent leurs rémunérations ou les entrepreneurs individuels qui obtiennent le revenu mixte, les entreprises qui gardent l’Excédent Brut d’Exploitation, c’est à dire la valeur ajoutée moins les rémunérations des salariés, et enfin l’Etat qui gardent  les impôts sur la production nets des subventions. Concernant les impôts sur la production, on constate peu d’évolution puisqu’ils correspondent à moins de 5% de la valeur ajoutée depuis 1949. Par contre les entrepreneurs individuels récupéraient 30% de la valeur ajoutée et ce poids tombe à environ 7% en 2012. En effet, les petits commerçants, les agriculteurs et tous les indépendants ont un poids beaucoup moins important dans la société d’aujourd’hui.

    Au final la valeur ajoutée se répartit principalement entre les salariés et les entreprises. De 1949 à 1973, la part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée ne cesse d’augmenter, notamment car celui des indépendants baissent. En 1976, la part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée est au plus haut, puisque cela représente plus de 60%. Mais à partir de 1982, la part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée va baisser pour se stabiliser à un peu plus de 55%. Derrière chaque % de baisse cela signifie que des milliards d’ euros ne sont plus distribuer aux salariés. Cela se fait en contrepartie, à l’avantage des entreprises, qui récupèrent un Excédent Brut d’Exploitation plus important. Ainsi entre 1982 1990, la part de l’EBE dans la valeur ajoutée a gagné plus de 5 points ce qui représente des milliards d’euros supplémentaires pour les entreprises, qui vont alors pouvoir investir plus, mais qui vont  aussi pouvoir verser plus de dividendes aux actionnaires, ce qui est plus critiquable.

 

 

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