Les indices: les erreurs à éviter

 

Les indices, c’est pas sorcier!

Les indices c’est un outil très simple pour étudier les évolutions. Et pourtant, les élèves font encore trop souvent de belles erreurs d’interprétation. Avant de faire quelques exercices ci-dessous, rappelons l’essentiel:

– les indices permettent de calculer et de comparer les évolutions de différentes données entre des périodes différentes. Il faut donc prendre une année de référence et considérer qu’à cette date toutes les données valent 100. Par exemple si on veut comparer l’évolution depuis 2000 du PIB de pays complètement différents en taille et en niveau de développement, le Luxembourg, la Chine, le Mali et l’Allemagne, on placera sur un graphique les quatre PIB avec l’indice 100 en 2000. Évidemment cela ne signifie pas que le PIB des quatre pays vaut 100 mais c’est uniquement la valeur de départ à partir de laquelle on pourra calculer l’évolution .

– Pour interpréter les indices tu dois obligatoirement transformer la valeur en % ou en multiplicateur. La plupart du temps, lorsque l’évolution de la donnée est inférieure à 100% on utilise les pourcentages et sinon on utilise le multiplicateur.

Si on reprend notre exemple précédent, et qu’on lit sur un graphique que le PIB de la Chine est 220 en 2017, celui du Mali 110, alors on pourra dire que le PIB chinois a été multiplié par 2,2 depuis 2000 et dans le même temps le PIB du Mali a augmenté de 10%. 

Fin de la leçon. Et maintenant, place aux exercice type bac ci-dessous avec les corrigés à la fin!

 

Étude d’un document  (sujet 2015)

Évolution en volume des exportations mondiales de marchandises(1), des exportations de produits manufacturés(2) et du PIB mondial entre 1950 et 2011 (Indices base 100 en 1950)

                                                                                        Source : OMC, 2012

(1) exportations de marchandises: produits agricoles et les combustibles et aussi les produits manufacturés

(2) produits manufacturés c’est à dire résultant de l’activité des industries (agro-alimentaires, automobiles, habillement, produits chimiques, …)

 

Étude d’un document OCDE de 2014  (sujet 2015)

Productivité horaire (1) en 2013 (base 100 aux États-Unis)

États-Unis 100
Chili 40
Russie 37,9
France 92
Mexique 28,7
Norvège 130,4
Pologne 42,8
Suisse 85
Turquie 44,8

Source: base de données OCDE 2014

(1) la productivité horaire correspond au PIB par heure travaillée

 

 

Corrigé

1) Corrigé document OMC 2012

Ce graphique en indices de l’OMC permet de repérer à l’aide de trois courbes, l’évolution depuis 1950 du PIB mondial, des exportations de marchandises et des produits manufacturés au niveau mondial. Les chiffres sont données en volume c’est à dire sans l’inflation.  On constate que le PIB mondial croît relativement régulièrement depuis 1950. En 2011 le PIB mondial est 8,7 fois plus élevé qu’en 1950. C’est une période inédite dans l’histoire, puisque le PIB mondial n’avait jamais augmenté autant auparavant. Mais ce graphique nous montre que dans le même temps les exportations de marchandises et plus particulièrement de produits manufacturés ont encore beaucoup plus augmenté. A partir des années 80 notamment, le volume des exportations mondiales s’accélère. Au final, les exportations de marchandises ont été multipliées par 31 au niveau mondial et parmi celles-ci les exportations de produits manufacturés ont connu une exceptionnelle croissance, puisqu’elles ont été multipliées par 65 en 61 ans.

Cette croissance plus que proportionnelle des exportations par rapport au PIB mondial est le signe de la mondialisation économique.

 

2) Corrigé document OCDE 2014

Ce tableau statistique tiré des données de l’OCDE, permet de comparer la productivité horaire, le PIB par heure travaillée, entre les États-Unis et différents pays de l’OCDE. On constate ainsi qu’en moyenne chaque heure travaillée permet de dégager plus de valeur ajoutée aux États-Unis que dans beaucoup de pays proposés. Ainsi la productivité horaire au Mexique est plus basse de 71,3% à celle des États-Unis. De même en Russie, il y a un écart de 60,1% avec la productivité horaire des Etats-Unis. Inversement, la Norvège a une productivité horaire plus élevée que celle des Etats-Unis de 30,4%.

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