Les différents mécanismes à l’origine des crises

 Le sujet Amérique du Nord (2015)  est suivi d’une proposition de plan

Le Raisonnement s’appuyant sur un Dossier Documentaire

À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que différents mécanismes sont à l’origine des crises économiques.

DOCUMENT 1

Évolution du PIB réel et de la demande intérieure totale (Variations annuelles en pourcentage)

 

Taux de croissance annuel moyen

Taux de croissance annuel

 

1997-2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

PIB réel

États-Unis

3,3

1,8

-0,3

-2,8

2,5

1,6

2,3

2,2

2,4

Zone euro

2,3

3,0

0,5

-4,5

2,0

1,6

-0,8

-0,5

0,9

Allemagne

1,5

3,4

0,8

-5,6

3,9

3,7

0,6

0,2

1,6

France

2,4

2,4

0,2

-2,9

2,0

2,1

0,3

0,3

0,4

Italie

1,5

1,6

-1,0

-5,5

1,7

0,6

-2,8

– 1,7

-0,4

Espagne

3.9

3,8

1,1

-3,6

0,0

-0,6

-2,1

-1.2

1,4

Demande intérieure réelle totale

États-Unis

3,7

1,1

-1,3

-3,8

2,9

1,6

2,2

1,9

2,5

Zone euro

2.3

2,8

0,4

-3,9

1.5

0,7

-2,3

-0,9

0,8

Allemagne

0,9

1,8

0,9

-3,2

2,9

3,1

-0,8

0,8

1,3

France

2,5

3,1

0,5

-2,5

2,1

2,0

-0,3

0,2

0,7

Italie

2,2

1,3

-1,2

-4,1

2,0

-0,6

-5,5

-2,5

-0,7

Espagne

4,8

4,1

-0,4

-6,0

-0,5

-2,7

-4,2

-2,7

2,3

Source : D’après Perspectives de l’économie mondiale, FMI, avril 2015

DOCUMENT 2

De par son ampleur et les mécanismes de propagation qui sont à l’œuvre, la crise actuelle contient tous les ingrédients nécessaires au déclenchement d’un épisode déflationniste Parti du retournement immobilier aux États-Unis, […] les pertes bancaires se sont multipliées jusqu’à atteindre un point de non-retour lors de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Depuis, les forces récessives se sont amplifiées. […]

L’accumulation de mauvaises nouvelles entame la confiance des ménages qui s’érode et crée un climat d’incertitude radicale. La baisse des richesses nettes des entreprises et des ménages réduit leur capacité à lever des financements auprès d’un système bancaire de toute façon fragilisé […]. Il en résulte une baisse de l’activité de crédit, de la consommation et de l’investissement. Les entreprises sont soit poussées à la faillite, soit contraintes d’ajuster en conséquence la production et l’emploi. L’onde de choc se transmet alors via les revenus et le chômage, réduisant à nouveau la consommation et donc la croissance. Enfin, la synchronisation inédite du choc à l’échelle internationale amplifie le cycle, entraînant une baisse mondiale de la demande.

Source : « Aux portes de la déflation ? », Christophe BLOT, Marion COCHARD, Matthieu LEMOINE, Christine RIFFLART, Revue de l’OFCE, avril 2009.

DOCUMENT 3   Prix du pétrole brut en euros par baril

graphique_prixdupetrole_rddcriseseconomiques_2016

Source : Mesurer pour comprendre, INSEE, septembre 2015.

 

Proposition de plan

    Alors que beaucoup de pays européens notamment au sud ne sont pas encore sortis de la crise de 2008, d’autres pays comme l’Allemagne ou les États-Unis ont passé le cap. La crise au sens strict c’est le moment de retournement de la conjoncture économique mais au sens large elle englobe l’ensemble de la période de récession ou de dépression. La récession économique se caractérise par un ralentissement plus ou moins important de la croissance économique alors que la dépression traduit une baisse de la production avec souvent des conséquences économiques et sociales dramatiques.

   Comment peut-on alors expliquer ces variations cycliques?

   Inévitablement des chocs sont à l’origine des crises, des chocs d’offre ou de demande. Cependant, plus profondément, on retiendra des raisons structurelles.

 

I. Des raisons exogènes …

   A. Des chocs d’offre

   On prendra comme exemple les chocs pétroliers de 74 ou 79, puis on expliquera le mécanisme

   B. Des chocs de demande

   Exemples dans le document 1 (la réduction de la demande en 2009), puis on expliquera les mécanismes

II.   … amplifiées par des explications endogènes

    A. un problème de confiance … (Cf. doc. 2)

   B. … qui produit le cycle du crédit ou crédit crunch (Cf. doc. 2)

 

Conclusion : depuis le XIX e, les crises économiques se répètent inlassablement entraînant parfois des catastrophes économiques et sociales comme en 1929. Alors que les chocs sont difficilement évitables, il serait souhaitable, d’éviter ex-ante l’emballement excessif des marché et le tarissement des crédits bancaires. Une régulation du système par des institutions étatiques ou régionales, est alors fortement souhaitable.

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