le financement de l’économie

I. Comment l’activité économique est-elle financée?

Un agent économique qui désire trouver de l’argent pour réaliser des projets est un agent à besoin de financement. Inversement celui qui peut prêter cette somme est un agent à capacité de financement

A u niveau macroéconomique, quels sont les agents à capacité de financement et ceux à besoin de financement? Les entreprises non financières – c’est à dire toutes les entreprises autres que les banques, sociétés financières et assurances – sont globalement endettées donc ont un besoin de financement. A l’inverse, les banques et assurances ont des capacités de financement. On sans doutait un petit peu, c’est leur métier! Par contre, les administrations publiques sont lourdement endettées et inversement les ménages ont globalement d’énormes capacités de financement, cela représente finalement le montant global de l’épargne des ménages.

 

Pour simplifier si nous considérons qu’il y a 4 agents dans l’économie; les ménages, les entreprises; les banques ou sociétés financières et l’État au sens large.

A. Les agents à capacité de financement

On retrouve les ménages et les institutions bancaires

 Les ménages consomment, investissent lorsque par exemple ils achètent un appartement ou une maison autrement dit un capital immobilier . Mais ils ont également une capacité d’épargne. En moyenne en 2005 leur propension moyenne à épargner était de 0,15 ce qui signifie que en moyenne les ménages épargnent 15% de leurs revenus.

Les banques; des entreprises financières créent de la masse monétaire en proposant des c’est à dire le prêt par une société financière à un agent économique en contrepartie du remboursement progressif du capital et d’un taux d’intérêt. Le rôle des banques est indispensable puisqu’elles permettent à des agents à besoin de financement de réaliser des projets.

B. Les agents à besoin de financement

On retrouve l’Etat central, les collectivités locales et la Sécurité Sociale, autrement dit l’Etat au sens large ou dit encore les administrations publiques. On retrouve aussi les entreprises non financières qui ont constamment des besoins de financement pour investir, innover, se développer.

Commençons par l’Etat. On sait que année après année, les dépenses sont supérieures aux recettes. C’est ce que l’on appelle le déficit public . Celui-ci ne doit théoriquement ne pas être supérieur à 3% dans l’Union Européenne.

Comment l’État peut-il se financer lorsqu’il lui manque de l’argent?

Pour équilibrer un budget on pense à augmenter les recettes et/ou limiter les dépenses. Limiter les dépenses c’est la rigueur, on connait! Augmenter les recettes c’est agir sur les impôts, directs ou indirects, des ménages ou des entreprises. Les différentes stratégies de hausse d’impôts sont des éléments déterminants de la finance publique. Et puis il reste l’emprunt. A court terme c’est le plus facile pour le gouvernement car il ne fait supporter aucune charge sur les concitoyens donc il ne se rend pas impopulaire!

Allons voir maintenant du côté des entreprises non financières

De l’entreprise individuelle à la firme transnationale, les entreprises ont globalement constamment besoin d’argent pour investir notamment.

Elles peuvent se servir des bénéfices réalisés. C’est ce qu’on appelle l’autofinancement. Si ce n’est pas suffisant elles peuvent demander un prêt auprès d’une banque ou d’une société financière. C’est donc un financement intermédié puisqu’il y a un intermédiaire qui procure les finances. Les Sociétés Anonymes ont également la possibilité de faire un emprunt auprès du public en émettant des obligations par exemple, ou encore en accueillant de nouveaux actionnaires qui apporteront alors leur capital.

Le rôle du taux d’intérêt

Tous les modes de financement externe (sauf exception comme l’appel à de nouveaux associés) sont liés à des opérations de crédit ce qui implique le recours à un taux d’intérêt qui correspond à la rémunération du créancier ou symétriquement le coût du crédit pour l’emprunteur.

Le taux d’intérêt sera plus ou moins élevé en fonction de la volonté de prêter ou pas autrement dit du renoncement à la liquidité et aussi en fonction du risque de crédit autrement dit le risque de non-remboursement ou de report de l’échéance.

Ainsi, d’après toi, les taux d’intérêt sur des emprunts courts sont-ils plus ou moins élevés que ceux sur les emprunts longs ?

Les taux longs sont rationnellement plus élevés que les taux courts puisque la prise de risque est plus importante.

L’évaluation du risque, une question d’information

Le prêteur, par exemple une banque, doit évaluer le risque lorsqu’il octroie un crédit. Il faut donc rechercher l’information sur le client qui peut ne pas tout dévoiler. C’est la caractéristique de … l’asymétrie d’information! (voir le thème précédent) avec tout ce que cela peut entraîner comme conséquence. Ainsi, les emprunteurs aux projets plus risqués vont accepter des taux d’intérêt plus élevés ce qui est un mauvais signal pour le prêteur qui peut, si le risque est trop élevé, limiter ses propositions de crédit sur le marché. Cela peut créer au niveau macroéconomique un effet boule de neige qui enclenche une crise.

 

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