Facteurs de production, coûts et productivité

 
 
 De quoi l’entreprise a-t-elle besoin pour produire? Utiliser des machines ou employer des travailleurs? Comment l’entreprise choisit-elle? Comment calculer les coûts de production? Qu’est-ce que la productivité d’un travailleur? La productivité est-ce bon pour l’emploi?
Nous allons répondre à toutes ces questions ci-dessous
 

I. Les facteurs de production

Pour produire il faut de la terre ou du terrain ou plus globalement des ressources naturelles. Il faut aussi des machines des bâtiments ou ce qu’on appelle du facteur
capital. Avant l’industrialisation la Terre était dans un monde essentiellement paysan, le facteur clé de la production. Les économistes du XIXe siècle distinguaient donc la terre et les machines. Avec la prédominance d’un monde industriel, les économistes du XX e siècle ont englobé la terre, les machines et les bâtiments dans un seul terme : le facteur capital. Mais le facteur évidemment crucial, prépondérant c’est l’humain. En économie on utilise le terme de facteur travail

Dans nos sociétés complexes le facteur travail est très divers. On peut distinguer les travailleurs qualifiés ou non qualifiés, les travailleurs à plein-temps et ceux à temps-partiel ou encore les travailleurs embauchés par l’entreprise et les Intérimaires, vacataires, contractuels , sous-traitants. Ce monde de l’emploi est évoqué dans le thème ‘ L’emploi et le chômage’

  Le facteur capital
  Le mot capital a beaucoup de sens en économie. Ici nous allons restreindre la notion au sens physique, c’est à dire l’ensemble des biens de production dont disposent l’entreprise . Cela comprend pèle mêle les machines, les logiciels, les bâtiments, les terrains, mais aussi les matières premières, l’énergie, … On distingue le capital circulant ou la consommation intermédiaire c’est à dire les biens transformés ou détruits pendant le processus de production, et le capital fixe c’est à dire le capital qui dure.

 

Facteur capital
ou
consommation intermédiaire
exemples sur la photo ???????????
exemples sur la photo
la farine, le levain le four
 

 La consommation intermédiaire représente tout ce qui est «détruit»,  pendant le processus de production. Autrement dit, tout ce qui a été utilisé pour produire et qu’on ne pourra plus utiliser. 

      Comment peut-on associer le facteur travail et le facteur capital? Y-a-t-il complémentarité ou substituabilité des facteurs?
 Autrement dit, peut-on remplacer, substituer du travail par des machines? Voici une question qui est lourde de sens car cela équivaut à créer du chômage avec le progrès technique, nous y reviendrons plus tard. Pour l’instant il est nécessaire de distinguer «complémentarité» et «substituabilité»
Grâce à tes recherches remplis le tableau
la combinaison productive   ????? tableau à faire
Définition
Exemples
Facteur de production
complémentaire
les facteurs de production
sont complémentaires,
autrement dit l’utilisation du
facteur capital est en lien avec
l’utilisation du facteur capital
le chauffeur et son camion
Facteur de production
substituable
on peut remplacer le travail
de l’homme par du capital
technique*, on peut donc
choisir le facteur optimum
* où inversement mais c’est
moins la réalité
un O.S remplacé par une
machine à commande
numérique.
 
 
Qu’elle est la meilleure combinaison productive?
Lorsque les facteurs de production sont complémentaires l’entreprise n’a pas vraiment le choix il faut combiner les 2 facteurs comme par exemple l’ordinateur et l’informaticien. Mais lorsque les facteurs de production sont substituables alors là l’entreprise doit faire un choix. On peut espérer qu’elle préfère l’homme à la machine mais comme tu le sais l’entreprise n’est pas un organisme philanthropique et si le coût du travail est plus élevé que la machine qui peut le remplacer alors le choix sera inévitable.
Ceux sont les emplois menacés de substitution qui sont souvent les plus précaires, où le chômage est élevé. Ainsi les emplois répétitifs, peu qualifiés subissent la concurrence des machines qui sont d’une précision absolue et qui ne se plaignent jamais. Quel monde impitoyable!
 

II. Les coûts de production

Comme le nom l’indique les coûts de production c’est l’ensemble des dépenses engagées pour assurer la production.
Concernant le coût du travail: au delà du salaire brut versé par l’employeur il y a les charges patronales comme les cotisations d’allocation maladie, d’assurance vieillesse … au total cela double pratiquement le coût du travail sauf pour les salaires plus bas. Ainsi le SMIC qui équivaut à quelques euros près à 1140€ net par mois (en 2016) revient en réalité à l’employeur  beaucoup plus. Autre exemple: un salaire de 2800€ représente en réalité un coût du travail de 5000 € environ.
 
Concernant le coût du capital: il y a tout d’abord le coût de la machine, bâtiment ou terrain y compris le coût financier si l’entreprise a du emprunter de l’argent pour investir. D’autre part il faut entretenir ce capital c’est ce qu’on appelle l’amortissement. Si le coût du travail est élevé, les entreprises du pays auront intérêt à se doter de capital. L’intensité capitalistique sera élevé. Et inversement dans un pays peu développé
 
??????????????? tableau
 
facteur travail
facteur capital
salaire brut
charge patronale
primes, intéressements… 13 ème mois …
coût de la machine
amortissement
 
Un travailleur qui coûte plus cher que la machine de remplacement peut en réalité être plus rentable, car sa productivité est plus importante.
 

III. Productivité et progrès technique

     A. La mesure de la productivité

      Je te laisse faire les exercices proposés sur le thème
 
La synthèse: finalement on peut distinguer la productivité physique calculée en kilos de pommes de terre ou en nombre de voitures. On doit alors distinguer la productivité par tête, autrement dit par travailleur et la productivité horaire c’est à dire la productivité à chaque heure de travail fournie par chaque travailleur. Enfin il y a la productivité en valeur et dans ce cas il est préférable de prendre en compte la valeur ajoutée c’est à dire le Chiffre d’Affaires moins la Consommation Intermédiaire
 

          B. Quelle est l’impact de la productivité sur l’emploi?

          C’est une question complexe. A priori on peut penser que plus les travailleurs seront productifs et moins on aura besoin de travailleurs pour la même quantité de production. Ainsi, on pourrait conclure que meilleure productivité = perte d’emplois
Effectivement, sur les millions de paysans qui ont connu la machinisation agricole pendant les ’30 Glorieuses’ beaucoup ont quitté leurs terres car au fil des années l’offre de production agricole est devenue surabondante par rapport à la demande.
Cependant, cette question nécessite d’avoir un regard économique plus vaste pour repérer les effets bénéfiques à long terme d’une meilleure productivité du travail. Ainsi, on sait qu’une meilleure productivité pour chaque travailleur permet d’augmenter la richesse créée ou valeur ajoutée créée. Si cela est bien partagé alors il y a a une augmentation du niveau de vie qui permet plus de consommation, plus d’investissement, autrement dit un cercle vertueux de croissance qui va permettre la création de nouveaux emplois.
Finalement, comme la précisé Alfred Sauvy, à long terme les emplois du secteur primaire vont se déverser dans le secteur secondaire puis dans le secteur tertiaire. 

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